Plan des tramways de la ville de Lille
Le réseau rouge s'arrête net aux portes de la ville. Au-delà : la campagne. C'est l'horizon quotidien d'un Lillois avant le démantèlement des remparts.
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L'histoire
Le fond de plan est daté 1873 dans son cartouche, dressé d'après le plan officiel de la Direction des travaux municipaux, sous l'administration du maire Catel-Béghin, et publié par L. Chavignaud.
Par-dessus, le réseau de tramways a été surimprimé en rouge pour une édition postérieure. On tient donc deux documents en un : le relevé de la ville fermée, et la première toile de transport public qui s'y dessine.
Trois détails à chercher au zoom
Le réseau s'arrête aux portes
En bas de feuille, de part et d'autre du boulevard de Strasbourg
Suivez une ligne rouge vers le sud : elle descend le boulevard Montebello jusqu'à la place des Postes, touche la Porte des Postes, et s'arrête. Même chose à la place d'Arras. Le tramway ne sortait pas de la ville fermée : il la desservait d'une porte à l'autre.
« Boulevard Vallon » — l'actuel boulevard Victor-Hugo
Au sud, entre la place d'Arras et le boulevard Montebello
La voie porte ici son nom d'origine. Elle a été rebaptisée Victor-Hugo en 1881 — et sur notre Plan de Lille et de ses environs de 1885, la même rue est écrite « Boulevard Victor Hugo ». Deux plans, un boulevard, deux noms : le changement se voit en passant d'une feuille à l'autre.
Le Quai de la Basse Deûle
En bleu, au cœur du Vieux-Lille, au nord de la place du Lion d'Or
Un canal en pleine ville, avec son quai, longé par le tracé rouge du tramway. L'eau y a coulé jusqu'en 1933. C'est aujourd'hui l'avenue du Peuple-Belge, large et sèche. Sans doute le plus déroutant de la feuille pour un Lillois d'aujourd'hui.