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1885

Plan de Lille et de ses environs

Lille en 1885 : les fortifications tiennent encore, les faubourgs poussent dehors, et deux gares oubliées desservent le sud de la ville.

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L'histoire

En 1885, Lille vit ses dernières décennies de ville fermée. Le décret du 2 juillet 1858 lui a rattaché Wazemmes, Esquermes, Moulins-Lille et Fives, faisant passer la commune de quelques centaines à plus de mille hectares — mais la nouvelle enceinte, dont le premier coup de pioche est donné le 8 septembre 1859, n'enferme que 714 hectares. Une partie des quartiers tout juste annexés reste donc dehors, de l'autre côté du fossé.

C'est exactement ce que montre ce plan au 1:10 000 : une ville dense cernée d'un rempart continu, et autour, des faubourgs qui s'étendent sans permission. Les fortifications ne tomberont qu'après 1919.

Trois détails à chercher au zoom

Détail 1

Fives et Saint-Maurice, marqués « Banlieue »

À l'est, au-delà des fossés en eau

Deux quartiers lillois écrits « Banlieue » sur un plan de Lille. On voit le rempart et son fossé passer entre la ville et eux, les laissant dehors. C'est la trace de l'annexion de 1858, qui a fait de Fives un quartier administratif sans l'enfermer dans les murs. Juste à côté, « Ateliers du chemin de fer » : l'usine qui a donné son nom à Fives-Lille.

Détail 2

Deux « Tir à la Perche » sur les glacis

L'un au sud-est entre la porte d'Arras et la porte de Douai, l'autre au nord vers La Madeleine

Un petit cercle, un nom, rien de plus. Le tir à la perche est un jeu d'adresse de tradition flamande. L'emplacement de ces deux tirs n'apparaît dans aucune source que nous ayons trouvée : c'est le plan lui-même qui en garde la mémoire.

Détail 3

Deux gares disparues

Au sud, le long de la voie ferrée de Béthune, juste hors du rempart

« Station de la Porte d'Arras » et « Station des Postes », en petites capitales sur le tracé de la ligne. Deux haltes ferroviaires dont presque plus personne à Lille ne soupçonne l'existence. Juste en dessous, le Cimetière du Sud, ouvert en 1864.

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